C'est à travers un dernier voyage avec l'humain que se "transfère" cette photo à nos yeux. "Transcendanté" par un photographe à l'imagination futuriste. "Transporté" entre l'amour de l'homme et de la femme, le Peuple du troisième genre réapparaît grâce à la génération du numérique et de l'argentique.
Peuple méconnu, il sera peut être l'alternance des mentalités et des religions dans un avenir très lointain !
J'aime sans doute à perdre la raison, c'est pour cela que, "transfusée" par le virus de l'au-delà, je persiste et signe à l'amour de la vie. "Etres" "transportés" par le désir et la séduction, nous sommes les icônes du phantasme des humanistes de l'hypocrisie. C'est en "transe" que nous nous donnons à l'être aimé, écartant les 7 péchés capitaux de nos esprits, nous devenons exceptionnelles à travers notre "transsolitude"... ! Méprisées par certains, adulées par d'autres, nous sommes la "transposition" d'un nouveau monde… ! Corps mutilé, déformé parfois, mais "transformé" pour leurs plus grands plaisirs, c'est avec désinvolture que nous allons au bout du chemin. Indifférentes, aux paroles de larmes, nous regardons toujours au devant de nous, comme un cerf-volant caresse l'océan, égaré par d'autres lendemains.
Guidées par une lueur "transocéanique", c'est en vain que nous cherchons notre île, et nos yeux se mettent à se larmiser quand l'espoir vient à frôler nos cœurs. Seules, nous le sommes à jamais, mais quand un être nous aime, notre souffrance s'embrase dans une jouissance que nous seules connaissons, égarées dans des illusions éperdues de bonheur. Interpellée par le souvenir enfantin de ce qu'ont été mes partitions, je ne me suis jamais retournée, car je sais, aujourd'hui... la douleur de mon enfance. Bientôt, la lanterne s'allumera sous la pluie pour me guider vers l'absolu et ce jour là, ce corps tant jugé, décrié mais sublimé... pourra enfin se reposer.